EM/SFC – Encéphalomyélite Myalgique /
Un fléau invisible, perfide et sournois !
Vulgarisée sous le nom de “Syndrome de Fatigue Chronique”
Qu’est-ce que l’encéphalomyélite myalgique ?
Les symptômes de l’encéphalomyélite myalgique
L’encéphalomyélite myalgique se caractérise par une série de symptômes invalidants qui affectent profondément la qualité de vie des personnes atteintes. Le symptôme cardinal de cette maladie neurologique est le malaise post-effort (MPE), également connu sous le nom d’intolérance post-effort. Ce phénomène se manifeste par une aggravation significative de l’ensemble des symptômes après un effort physique, cognitif ou émotionnel, même minime.
Les personnes souffrant d’encéphalomyélite myalgique éprouvent une fatigue extrême et persistante qui ne s’améliore pas avec le repos. Cette fatigue n’a rien à voir avec la fatigue normale ressentie après une journée de travail. Elle est profonde, accablante et peut rendre impossible l’accomplissement des tâches quotidiennes les plus simples.
Autres manifestations de l’EM/SFC
Au-delà de la fatigue et du malaise post-effort, l’encéphalomyélite myalgique engendre de nombreux autres symptômes. Les troubles du sommeil sont fréquents, avec un sommeil non réparateur qui laisse les patients épuisés au réveil. Les douleurs musculaires et articulaires sont omniprésentes. Les difficultés cognitives, souvent appelées “brouillard cérébral”, affectent la mémoire, la concentration et la capacité de traitement de l’information.
Les personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique peuvent également souffrir d’intolérance orthostatique, de maux de tête sévères, de sensibilité accrue à la lumière et au bruit, ainsi que de problèmes gastro-intestinaux. L’impact cumulé de ces symptômes rend cette maladie neurologique particulièrement handicapante et nécessite une prise en charge médicale adaptée.
Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1969 sous le code CIM-10 : G93.3, l’encéphalomyélite myalgique (EM) est classée parmi les maladies neurologiques, au même titre que d’autres affections touchant le cerveau et le système nerveux central.
Il s’agit d’une maladie neurologique grave, complexe et profondément invalidante.
Parmi les principaux symptômes :
- Fatigue extrême persistante, qui ne s’atténue pas avec le repos et qui est disproportionnée par rapport à l’effort fourni.
- Intolérance post-effort (ou malaise post-effort – PEM) : aggravation marquée des symptômes après une activité physique ou mentale, pouvant parfois durer plusieurs jours ou semaines.
- Douleurs musculaires et articulaires, maux de tête, malaise généralisé.
- Déficience cognitive (« brouillard cérébral ») : difficulté à se concentrer, problèmes de mémoire à court terme, confusion, ralentissement de la pensée.
- Troubles du sommeil : sommeil non réparateur, insomnie ou somnolence excessive.
- Dysfonctionnement du système nerveux autonome : vertiges, palpitations, intolérance à la chaleur ou au froid, problèmes digestifs, etc.
- Dysfonctionnement immunitaire fréquent, avec hypersensibilité aux infections ou intolérance aux médicaments.
Pourquoi le terme « syndrome de fatigue chronique » ?
Cette appellation a été introduite pour simplifier et, dans la pratique, minimiser l’impact réel de la maladie. Aujourd’hui encore, elle continue de véhiculer une perception trompeuse de sa gravité.
Ce que vivent les patients n’a rien à voir avec la fatigue ordinaire : il s’agit d’un épuisement profond, parfois total, qui devient rapidement invalidant — un état que le mot « fatigue » ne décrit pas avec précision.
Dire que l’on souffre du « syndrome de fatigue chronique » suscite souvent des réactions telles que :
« Tu devrais te reposer quelques jours, tu te sentiras mieux. »
Ou pire : « C’est probablement psychosomatique, tu devrais consulter un psychiatre. »
Et surtout… aucune autre investigation n’est menée.
Même au sein de la communauté médicale, la majorité des praticiens — qu’ils soient généralistes, psychiatres ou spécialistes — ne savent pas vraiment de quoi il s’agit.